Romain Billette, « Peinture insoumise »

 

 

Pose ton empreinte au jurassique de mon mental
Joins toi à la cause, jusque sous la dalle
Entre dans mes remparts impalpables et dignes
Guide mes signes, guide mes lignes
Romain Billette (Extrait du morceau « Harmonie dévoué »)

 

 

Le peintre, c’est son frère Romain, 29 ans. Il vit dans un hôpital psychiatrique à Paris. En quelques mois, il a peint plus de 500 tableaux. Face à l’ardeur de son travail, les infirmiers, voyant le signe d’une obsession, l’ont contraint à « freiner un peu » sa production. Diagnostiqué « schizophrène » à l’âge de 16 ans, c’est avec les premiers symptômes, l’hallucination et l’altération du fonctionnement de la pensée étant les plus fréquents, qu’apparaît son besoin permanent de créer, avec la musique d’abord. « On passait des heures à faire du rap ensemble, des fois je l’accompagnais au piano », se remémore Louis avec un sourire.